Le marché Béninois a un fort potentiel de développement qui se lit à travers une croissance quasi constante du chiffre d’affaires. En 2018, il est animé par 14 sociétés dont 6 en Vie,sept 7 en Non Vie et 1 société de mutuelle agricole.

Répartition pour le marché Vie

On constate que les commissions sont plus ou moins maîtrisées par l’ensemble des sociétés vie du marché.

Quant aux frais généraux, ils dégagent un ratio de 24% contre un ratio normatif de 15%. Le ratio de gestion moyen sur les cinq est de 31,5%. Ils restent très élevés par rapport à la norme.



Le tableau ci-dessous montre la structure des frais généraux. En 2018, les postes les plus importants sont : frais de personnel (30,6%) contre 34,3% en 2017, les TFSE (29,3%) contre 29,0% en 2017 et les frais divers de gestion (17,6%) contre 16,8% en 2017.

Répartition pour le marché non Vie

Sur les cinq dernières années, la quasi-totalité des sociétés non vie a maitrisé leurs frais de commission, avec une moyenne de 14,6%. Il n’en est pas de même pour les frais généraux qui affichent un taux moyen de 31,2% contre un taux normatif de 15%. Le ratio de gestion moyen sur les cinq ans est de 45,7%.

En 2018, les postes les plus importants de frais généraux sont : frais de personnel (31,2%) contre 31,0% en 2017, les TFSE (27,6%) contre 28,4% en 2017 et les frais divers de gestion (21,4%) contre 21,0% en 2017.

Marché non Vie

Le graphique ci-dessous présente l’évolution des frais de gestion pour la branche non vie

Les normes de ratios admises en frais de gestion sont de 35%.

On note que les ratios de frais de gestion n’ont pu jamais être contenus dans les normes admises et restent très largement au-dessus des normes. Les raisons de cette anomalie sont sans doute dues au niveau bas des chiffres d’affaires.

 Le marché doit œuvrer au relèvement du niveau du chiffre d’affaires à travers le respect du tarif obligatoire dans les branches où il en existe.

Aussi bien en vie qu’en non vie, le taux de couverture des engagements est satisfaisant. On peut en déduire que le marché couvre ses engagements réglementés.

Au regard des excédents de marges dégagées le marché béninois se porte assez bien.

Au regard de tout ce qui précède, on peut dire que le marché Béninois a un fort potentiel de développement qui se lit au travers :

  • d’une croissance quasi constante du chiffre d’affaires 
  • d’une couverture technique acceptable.
  • Malheureusement, cette performance est ternie par :
  • le manque de règlement diligent et total des sinistres,
  • le problème de maîtrise des ratios de gestion.
  • le ratio des frais de gestion des sociétés non vie qui est supérieur à la norme technique de 35% avec un excédent de plus 06 points. Les postes les plus import sont le TFSE, transports et déplacements 27,6%.
  • la sinistralité de l’automobile plombée par les données de l’ex FEDAS dont les charges de sinistres s’élèvent à 11,345,25 millions de FCFA

Ces mauvais ratios peuvent être maitrisés si les compagnies œuvrent à collecter les bonnes primes en respectant tout au moins les sous-branches bénéficiant d’une obligation.